Genre

L’approche genre et développement défendue par Auto-Développement Afrique se fonde sur une égalité entre les sexes dans le domaine de la participation décisionnelle et politique, ainsi que sur la valorisation et la reconnaissance sociale et économique des rôles et contributions des deux sexes. Cette approche est centrée sur les forces sociales, économiques, politiques et culturelles qui déterminent la façon dont les hommes et les femmes peuvent participer à un projet, en profiter et contrôler ses ressources et ses activités. Il s’agit pour nous de favoriser une prise de conscience et d’introduire des stratégies et des outils pour l’égalité à travers l’intégration transversale du genre à plusieurs niveaux comme, par exemple, dans les modes de fonctionnement des organisations ou encore dans les compétences du personnel.  

L’«empowerment» des femmes

Au sein de nos projets, il est prévu de considérer l’empowerment des femmes comme objectif et ainsi rendre la communauté des acteurs d’un projet capable d’analyser sa situation, de définir ses problèmes et de les résoudre afin qu’hommes et femmes jouissent pleinement des bénéfices direct des actions. Les stratégies d’intervention peuvent être l’animation à la base (méthodes de communication interpersonnelles, groupes de discussion), la formation en séminaire, en atelier, l’appui financier et logistique ainsi que le suivi des activités. Au niveau des structures, l’objectif retenu est le renforcement de la capacité des femmes à remplir leurs rôles de membre à part entière de la communauté et de la société plus généralement. Cependant, le but n’est pas ici de confondre empowerment des femmes avec actions bénéficiant seulement aux femmes. En effet, il est important de préserver un équilibre entre les hommes et les femmes afin qu’aucune tension ne puisse apparaître. Ainsi, bien que le choix de nos groupes cibles soit réalisé dans le but de favoriser des femmes chefs de famille qui doivent souvent supporter seules le poids de l’ensemble des responsabilités familiales, alors qu’elles ne disposent que de très faibles ressources foncières, financières, matérielles et humaines pour assurer la survie de leur famille, les hommes comptent pour presque la moitié des bénéficiaires.